Le 1er février 2012, le cabinet de voyance soufflait sa première bougie. Une année vient de s’écouler, à la fois passionnante, haletante, stressante, excitante et forte en émotions.

Assumer qui je suis

Assumer mon don publiquement a été la première étape pour moi. J’avais longtemps redouté le moment ou le monde entier saura qui je suis réellement ; moi qui suis si discrète habituellement et qui ne parle que très rarement de moi. Cette année a été celle de ma vie ou je n’ai jamais autant parlé de moi, de qui je suis, de mes croyances et de ma façon de voir le monde qui m’entoure.

Elle a été l’année ou j’ai perdu des amis, celle ou d’autres sont arrivés dans ma vie et celle aussi ou je me suis retrouvée et ou je me suis enfin  autorisée à être moi même.

Devenir indépendante

Ce changement de statut a été une seconde étape pour moi : Quitter la vie de salariée touchant confortablement le même salaire à la fin du mois pour l’incertitude du salaire du travailleur  indépendant. Aujourd’hui, ces doutes financiers existent toujours, je sais qu’il faut du temps pour construire un cabinet sérieux, avec une éthique professionnelle et surtout respectueux de sa clientèle. J’ai pris le parti de bâtir un projet prônant la qualité à là quantité.

L’avenir me dira si j’avais raison ou tort de me lancer dans cette aventure (voici toute la splendeur du paradoxe de la voyante qui sait pour les autres mais qui a réellement du mal à voir pour elle même)

Ouvrir un cabinet de voyance

La création du cabinet au départ et les travaux d’aménagement qui ont suivi n’ont pas été de tout repos car il y a eu de nombreux retards et les choses n’avançaient pas aussi vite que je l’aurait souhaité. Je voyais défiler les semaines impuissante et contrainte à accueillir mes premiers clients dans ma salle à manger. En juin, le cabinet était enfin prêt et je pouvais mettre cet espace entièrement dédié à la voyance à disposition de mes clients.

Développer une clientèle

Ma clientèle quant à elle, se développe au fil du temps et des rencontres, et contrairement à ce que je pensais au départ, ce sont les rendez-vous en consultation au cabinet qui priment sur les consultations par courrier ou par mail. Comme quoi, la relation en face à face et le contact humain a encore une importance aux yeux des gens lorsqu’ils choisissent leur voyant !

Résister au chant des sirènes

Un an d’activité c’est aussi des tentations et les choix que je fais au quotidien pour résister au chant des sirènes. Car la tentation de « l’argent facile » est venue me visiter plusieurs fois cette année, je retiendrai principalement les sollicitations (parfois lourdes) de plateformes audiotel pour que je rejoigne leurs équipes. Je refuse toujours de travailler par téléphone, malgré le nombre grandissant de personnes qui me demandent une voyance, là tout de suite au téléphone et qui sont prêtes à payer pour ça. J’ai également refusé deux autres propositions pour participer à des « salons de la voyance » car pour le moment, l’idée de louer un emplacement à prix d’or dans une foire aux voyants ne me séduit pas tout à fait. Je sais qu’il ne faut jamais dire jamais, cependant je ne me suis pas du tout sentie prête à enchaîner les clients dans une cabine en tissus préfabriquée pour rembourser le prix de ma location et facturer un maximum de consultation en un minimum de temps.

Continuer à étudier sur la voie de mon évolution spirituelle

En décidant de donner à la spiritualité une place centrale dans mon existence, j’ai délibérément fait le choix de vivre une vie « a part ». Devenir travailleuse indépendante ne signifie pas uniquement enchaîner les rendez-vous et les consultations de voyance. Il y a en parallèle de tout ça un travail de recherche(s) et de documentation, de création et de méditation qui me permettent à titre personnel d’évoluer et de développer mon don, mes compétences médiumniques et ainsi d’être en mesure de le partager avec ceux qui me sollicitent.

2011 a été une année riche en enseignements, et mes guides m’ont permis de comprendre comment je devais travailler.

Voici les deux plus grandes leçons que j’ai reçu de leur part :

Cette vocation ne permet aucunement de choisir les personnes que je dois aider, je me dois d’accepter chaque personne qui se présente à moi et de l’aider sans arrière pensée.

Cette vocation demande une grande disponibilité mentale et énergétique. En février 2012, cette négligence que je pratique consciemment vis à vis de moi même au profit du monde entier, je l’ai lourdement payée par une opération du genou en urgence suivie d’une hospitalisation et de soins assez lourds. J’ai donc compris l’importance de prendre soin de moi et d’écouter les signes qui me demandent de lever le pied et de me ressourcer.

En résumé, un an d’activité en voyance ça donne :

  • la création d’un site internet
  • 1 séance photo avec Nylo
  • 2 sollicitations de journalistes (pour une émission TV et une pour un « web- interview »
  • 3 sollicitations pour travailler sur des salons parapsy.
  • un partenariat associatif avec l’Âne Rose sur le projet de jardin à la safranière de la vallée aux Thermaux
  • 1 hospitalisation (tout va mieux, j’ai appris à lever le pied et à prendre soin de moi)
  • 2 demandes de formation en tarologie.
  • Et un cabinet de voyance qui entre sur se seconde année d’existence.

Merci à tous pour votre soutient et l’intérêt que vous portez à mon art.

Je vous souhaite le meilleur.